Pierre Lefèvre

Quand Pierre crayonnait
ses fredaines

 

Exposition de dessins de  Pierre Lefèvre

 

 

Avec le nouveau millénaire, Pierre Lefèvre avait peu à peu pris l’habitude de nous rendre visite chaque jour.
Sur un coin de table du Musée, il s’essayait tantôt à la littérature, tantôt à la sculpture puis s’apaisait en crayonnant des petits formats.

Il ne fréquentait plus beaucoup son atelier, fatigué par la technique de la gouache, l’évier qui se bouche et les tâches sur le pantalon. Mais au Musée, ses souvenirs refaisaient surface et son imagination allait bon train. Alors, au bic, au pastel ou au crayon de couleur, il se dépêchait de raconter ce qu’il appelait ses fredaines et entreprenait la nième version de « l’histoire du peintre ».

C’est un florilège de ses dessins que nous vous présentons aujourd’hui, comme un clin d’œil en souvenir de toutes ces après-midi passées en sa compagnie.

Pierre Lefèvre Etterbeek 1926 – 2005

Après des études primaires incomplètes, il pratique divers métiers avant de devenir huissier de ministère. Le soir, il couche sur papier ses histoires, ses souffrances et ses interrogations. La peinture est son principal mode d’expression. Issu de la bourgeoisie et fréquentant le milieu ouvrier, Pierre Lefèvre se sent assis entre deux chaises, alors pour vaincre ses complexes, il caricature les médecins, les magistrats ou les ecclésiastiques, avec malice et humour. La mort est aussi un thème qui apparaît de façon cyclique dans son œuvre. En proie au doute, il cherche une réponse à sa hantise du néant et crée un monde parallèle de squelettes qui chantent et ripaillent comme les vivants.

   

Exposition du 6 au 29 décembre 2012

Vernissage, le jeudi 6 décembre de 18h30à 20h30